Pour les 70 ans de la marque italienne, celle-ci s‘est associée avec Thrustmaster pour nous proposer un pack plutôt complet. Ce dernier comprend le TS-Pc Racer, base la plus haut de gamme de la marque pour les joueurs PC, mais surtout le tout nouveau volant Ferrari 488 Challenge Édition.

Cette roue est en effet une réplique du volant de ladite Ferrari, le tout à l’échelle 9/10. Cela nous donne un volant d’un diamètre de 32cm très bien adapté à la pratique du simracing.

Ce dernier est composé d’Alcantara. Ni plus ni moins le même que celui utilisé pour la Ferrari 488. Autant dire que la finesse est de mise. Doux, non « pelucheux », et le tout assemblé très proprement ! Que cela soit les coutures, surpiqures, ou même les quelques endroits collés, comme sur les bras du volant, la finition est tout simplement impeccable !

Le centre du volant est quant à lui en métal noir anodisé. Propre et classe à nouveau.
Un logo à l’effigie de la marque au cheval cabré vient compléter l’ensemble. Ce dernier dénote un peu du reste par son aspect un peu trop plastique à notre gout. Un détail, mais qui, au vu de la finition des autres éléments, aurait mérité un peu plus d’attention.

Niveau configuration, tout comme pour la Ferrari 488 Challenge Édition (enfin presque) on peut compter sur 6 boutons poussoirs. Presque, car la Ferrari 488 Challenge Edition possède deux boutons supplémentaires sur les bras droits/gauches du volant. Un détail me direz-vous…

 

Au premier essai des boutons, volant non installé sur la base, nous les avons trouvés très « light ». Une course de moins d’un millimètre et un « clic » assez discret. La crainte était de les enfoncer au moindre survol avec les gants. Heureusement, à l’essai, cette impression s’est montrée fausse.

Notre utilisation du volant, avec des gants, et qui plus est en VR (donc sans le voir en jouant), n’a posé aucun problème ! Ceux-ci ne sont ni trop ni trop peu sensibles.

À noter, pour l’anecdote, les boutons « wash » et « drink », repris du volant réel, mais qui en situation SimRacing dénotent quelque peu.

Accompagnant ces boutons poussoirs, deux boutons rotatifs avec validation centrale. Bien crantés, ces derniers se sont montrés très efficaces et précis. Un design simple, lisible. Parfait pour y mettre le traction contrôle et la balance de freinage par exemple !

Sur le dessus, deux joysticks 360 degrés, avec là aussi confirmation via un clic central.
Le clic central s’est montré un rien dur et il faudra en effet s’appliquer lors du clic sur ce dernier pour ne pas faire un haut/bas ou droite/gauche involontaire…n’étant pas toujours aidé par le FFB en action…
Si ce n’est ce détail, pas de reproche à formuler là encore pour ces joysticks qui tombent facilement sous les pouces à tout moment.

À L’arrière, deux palettes de 14cm en aluminium noir anodisé également. Vous pourrez, si cela s’avère nécessaire, les rapprocher de l’axe central du volant en dévissant deux petites vis. Cette manipulation n’ayant, dans notre cas, pas été nécessaire, le tout tombant plutôt bien sous nos mains dès le début.

À nouveau, à la découverte du volant, un point nous a surpris. Les palettes claquent bien…d’un point de vue sonore, mais physiquement, pas de sensation, ou du moins très peu, de « claquements ». Difficile de sentir le point d’action sur ces palettes.

Néanmoins, là encore, en course, aucun problème ! En effet, la course de celles-ci étant plutôt longue, nous n’avons jamais eu de doute quant aux vitesses engagées ou lors des “retrogradages” à la volée.
Elles fonctionnent donc là encore parfaitement même si nous aurions grandement souhaité avoir ce point de friction plus marqué. Bien entendu, nous ne nous attendions néanmoins pas à avoir des palettes magnétiques sur un produit de cette gamme…même si après tout pourquoi pas !? On parle tout de même d’une réplique Ferrari officielle…

LED ou ne pas LED, telle est la question ? Et bien pour le coup ça sera LED et au nombre de 15 ! Celles-ci s’illumineront donc en accord avec votre régime moteur. Enfin en accord…pour autant que vous ayez installé le petit soft « SLI Max Manager ». Sans cela, pas d’affichage LED possible.

Ce petit soft gratuit et distribué par Thrustmaster vous permettra donc d’activer les LED et de régler quelques paramètres spécifiques suivant votre simulation préférée. Dommage que cela ne fonctionne pas sans le programme, mais une fois l’habitude prise de le lancer, cela devient une simple formalité.

Accompagnant cette réplique Ferrari, la non moins célèbre base de Thrustmaster, nous voulons bien entendu parler de la TS-PC Racer. Base haut de gamme de la marque, on a mis celle-ci à l’épreuve durant de longues sessions sur différentes simulations (iRacing, Project cars2, Assetto, Corsa, …). Qu’en penser ?

Tout d’abord, esthétiquement, nous avons beaucoup aimé celle-ci. Simple, sobre, design, racée sont autant de synonymes pouvant la décrire. Ce subtil mélange de plastique et métal lui donne ce côté robustesse que l’on est en droit d’attendre d’une telle base.

Un problème récurrent à beaucoup de marques (on pense par exemple à Fanatec), est le « Quick Release ». Il n’a de « quick » que le nom.

En effet, la première phase pour venir pluguer son volant à sa base, est de l’emboiter sur l’axe principal et venir serrer une sorte de gros écran au volant. Simple et presque rapide (suivant la taille de vos mains que vous devrez faxer entre la base et le volant…)
Là ou le système aurait pu se montrer plus classe et pratique, c’est au niveau du blocage définitif du volant sur la base. En effet, pour éviter que cet écrou ne vienne à se dévisser durant vos sessions, risquant ainsi de libérer votre volant et vous laisser à bord d’une voiture sans contrôle…, Thrusmaster prévoit que l’on vienne insérer une vis cruciforme traversant l’écrou pour venir ensuite se loger dans l’axe du volant lui-même. Si techniquement cette solution est imparable et fonctionne bien, pratiquement, la mise en place ce cette visse est un peu fastidieuse et casse un peu de la magie d’un volant professionnel ou tout du moins dit haut de gamme. Reste à espérer que Thrustmaster nous proposera dans les mois ou années à venir un système réellement « quick* » (*rapide)

Le montage du TS-PC Racer sur le châssis Rseat N1 a été une simple formalité. Deux boulons et le tour est joué.

 

 

 

Il en va de même pour la connexion au pc. Un câble d’alimentation venant de cette alimentation originale en forme de turbo et un USB et le tout était prêt !

La configuration s’est montrée tout aussi simple via les softs proposés par le fabricant. Un panneau de configuration plutôt complet vous permettra de régler les forces appliquées suivant certains scénarios, configurer chaque bouton un à un, voir même l’intensité des LED. Simple et efficace !

On lance la machine ! Hors alimentation, la rotation du volant sur la base nous laisse ressentir très fortement les poulies, courroies et autres éléments internes à l’ensemble. Heureusement, une fois sous tension, le jeu lancé, tout devient fluide !

Les moteurs de 40 watts délivrent une force similaire à ce que propose la concurrence dans cette gamme de produits, bien suffisante pour la majorité des joueurs.

Le ressenti en course s’est montré fluide et agréable. Les informations remontées étaient plutôt correctes et bien ajustées. La direction était réactive et sans clipping!
Le niveau sonore de la base est d’ailleurs particulièrement bas. Une bonne surprise !

Pas de ventilateurs qui soufflent en permanence et bruyamment. Ils ne se déclenchent que de temps en temps et durant quelques secondes. Et ceci y comprit après des courses de plus de 40 minutes en continu.

À noter également que nous avons profité d’avoir la base installée pour y déployer d’autres volants dont nous vous parlerons prochainement. (SRC-Cup de SimracingChoach, par exemple.). Là encore, malgré un volant un rien plus lourd que les volants d’origines proposés par Thrustmaster, la base s’est comportée sans le moindre accro.

La base TS-PC Racer s’est donc montrée à la hauteur de nos attentes. Accompagnée du volant Ferrari 488 Challenge Édition, ce bundle semble un très bon package pour tout amateur de simulation automobile à la recherche de l’excellence sans pour autant franchir le palier suivant du « sur mesure », avec un Direct Drive et volant « pro ». A ce jour, la roue n’est par contre pas vendue seule. Dommage pour les clients Thrustmaster qui auraient flashé dessus !

Proposé depuis ce mois de février 2018 au prix de 649.99€, Thrustmaster se retrouve donc en concurrence directe avec son plus grand concurrent ,Fanatec, et son CSL élite tout en pouvant se targuer de proposer un produit aussi performant et précis que ce dernier.

Les amoureux du simRacing laisseront donc probablement parler l’aspect visuel des bases et volants des marques respectives, les accessoires annexes proposés (pédaliers, shifter, …) pour finaliser leurs difficiles choix.

 

La vidéo, que vous devrez #fatalement liker après l’avoir regardée 🙂