Attendu par beaucoup depuis longtemps, on s’attaque aujourd’hui à l’un des essais les plus attendus de la saison. Le Direct Drive, et plus particulièrement celui en provenant de Augury Simulations !

Pour ceux qui suivent le SimRacing depuis quelque temps, vous entendez Direct Drive par ci, Direct Drive par-là, … Mais qu’est-ce que le direct Drive ?

Le concept du Direct Drive est assez simple à comprendre.

Si vous prenez des bases traditionnelles, tel qu’on a pu vous en présenter cette saison, avec par exemple la CSL Élite de chez Fanatec ou encore le Thrustmaster TS-PC Racer, ce sont des bases qui fonctionnent sur un système d’engrenages, de roues, de poulies et même de courroies.
Vous avez à l’intérieur des bases des moteurs Brushless capables de délivrer des forces comprises généralement entre 4 et 8Nm de couple et qui entrainent donc tout ce système en cascade pour au final faire tourner l’axe central où se trouve le volant.

L’avantage de tels systèmes est qu’en termes de couts, la majorité des pièces étant en plastique et les moteurs brushless peu chers à fabriquer, cela permet aux fabricants de proposer des produits de très bonne facture à des prix plutôt intéressants pour le consommateur. Entendez par là qu’une base complète peut varier entre 150/200€ pour l’entrée de gamme, jusqu’aux bases, qui vous vous en doutez ont un rendu déjà bien supérieur et situées elles dans les environs de 700/800€.

Mais l’inconvénient du plastique et d’un tel système d’engrenages en cascade est de créer des mouvements parasites, générés par exemple par le mouvement des pièces à l’intérieur de la base et les frictions entre elles.

Il arrive même de perdre en précision ou une partie du retour de force lorsque la base commence à chauffer après de longues sessions, car mine de rien le matériel est poussé bien souvent à l’extrême de ses possibilités pour offrir aux SimRacers des sensations maximales.

Donc ce système a ses avantages, mais aussi ses inconvénients et ses limites !

Le Direct Drive de son côté est apparu il y a déjà quelques années sur quelques forums spécialisés, mais est resté assez longtemps confidentiel tant sa mise en œuvre n’était pas particulièrement simple et demandait pas mal d’implication de la part du SimRacer pour arriver à ses fins.

En effet quelques petits malins ont abordé le problème autrement et ce sont dit,
« Et si plutôt que de chercher à augmenter les forces des moteurs et bases actuelles, on allait chercher des moteurs industriels, compacts si possible, mais qu’on briderait en termes de force tout en poussant au maximum leurs sensibilités et précisions ! »

C’est ainsi que sont nés les premiers Direct Drive !

De quoi est composé un Direct Drive généralement.

Tout d’abord du moteur. Chez la majorité des fabricants proposant du Direct Drive, vous retrouverez les deux trois mêmes modèles. Dans ce cas-ci, Augury Simulations travaille avec le MIGE . C’est le moteur le plus courant et une valeur sûre dans le milieu.

Qu’a-t-il de particulier ? Et bien comme son nom l’indique, Direct Drive que l’on pourrait traduire par « Entrainement direct », est un moteur avec un axe unique, qui ne contient aucun engrenage ou systèmes déportés et qui est mis en rotation uniquement via un système de champs électromagnétiques tournants.

C’est une technologie au final très simple, mais pour le coup aussi très fiable comme il n’y a pratiquement pas d’usure sur les quelques pièces qui composent le moteur. C’est d’ailleurs pour cette raison que dans l’industrie, peu importe les domaines, beaucoup travaillent avec ce type de moteurs.

Pour cet essai, on est donc sur un moteur MIGE et ce dernier développe 20Nm de couple.
Plusieurs déclinaisons existent là encore dans les moteurs. Vous en rencontrerez de 16, 20, 30 Nm et parfois encore plus.
Ici Augury Simulation propose de son côté la version 20 et 30 Nm. Alors vous allez me poser la question de l’intérêt de prendre un 30 plutôt qu’un 20 ? Et bien pour être franc je n’ai pas d’argument à avancer, pour ou contre, sachant que rouler avec les 20Nm à fond c’est juste impossible, ou en tout cas pas du tout réel ni agréable tellement les forces sont amplifiées et brutes.

Autant vous dire qu’ici, je tourne à environ 35% des capacités réelles du moteur. J’ai donc encore beaucoup de marge pour arriver à l’utilisation des 20Nm. D’où mon choix de partir sur cette « petite » version plutôt que la 30Nm.

Il y a peut-être des avantages ou inconvénients que je ne connais pas entre les deux versions, donc si de votre côté vous en connaissez, n’hésitez pas à nous les dire en commentaire ici dans l’article, ou sous la vidéo, cela m’intéresse de les connaitre.

Comme vous l’avez vu le moteur c’est du lourd. Au propre comme au figuré. Ce dernier faisant facilement une dizaine de kilos ! Une belle bête qui ne renie pas ses origines industrielles de par son allure sans pour autant dénoter sur un châssis de SimRacing.

Mais qui dit poids dit aussi que si vous envisagez de passer au Direct Drive, il vous faudra un support de qualité pour le fixer. Je ne donne en effet pas cher d’un petit bureau Ikea ou d’un éventuel châssis un peu trop léger lorsque vous ferez vos premiers tours de roue. Le poids de la bête amplifié par les vibrations risque bien de vous l’envoyer tout droit sur vos genoux après deux virages.

Pour notre part nous avons la chance d’être plutôt bien équipés avec le chouette châssis de chez RSeat le N1 qu’on vous a déjà présenté par le passé. Ce dernier présente deux montants latéraux pour rigidifier la platine de fixation et ne bouge pas d’un poil en course.

D’origine Augury Simulatyion livre avec le moteur tout ce qui est nécessaire pour fixer la base à votre châssis. Ceci comprend le support que l’on fixe sur le moteur lui-même, et que l’on vient ensuite visser sur les deux pieds. Pieds qui d’ailleurs peuvent être réglés en termes d’inclinaison pour s’adapter au mieux à votre poste de pilotage

Si on s’arrête au niveau de l’axe du volant, on constate qu’il y a une petite pièce qui vient bloquer le quick release lorsqu’on l’enchâsse. Quick Release fabriqué d’ailleurs pas SimRacingCoach, partenaire d’Augury Simluation, et qui nous a été livré automatiquement avec le Direct Drive ce qui n’est pas négligeable !

Concernant les produits Augury Simulations, vous l’aurez constaté, le moteur ne vient pas seul.

Vous avez l’un des éléments les plus travaillés du kit, vraiment design et qui le distingue pas mal des autres concurrents. Je veux bien entendu parler du boitier qui renferme la carte électronique et l’alimentation du système. La carte embarquée une SimCube avec les drivers Ioni dans ce cas. Car oui là encore plusieurs cartes existent sur le marché, mais la SimCube semble à priori pas mal tirer son épingle du jeu actuellement par sa facilité d’utilisation, les options qu’elles proposent et le fait que son équipe de développement ne cesse d’y apporter des updates de semaine en semaine pour améliorer toujours et encore son fonctionnement.

Le boitier est, je trouve, vraiment très chouette. Ici pas question de prendre un boitier dans le commerce, y mettre la carte, l’alimentation et vous le revendre ainsi. Non, ils ont désigné entièrement le boitier de manière à y intégrer parfaitement les différents composants sans en exagérer dans les dimensions, tout en proposant un petit rappel lumineux de la marque sur la face avant, ainsi qu’un bouton « on/off ». Vraiment sympa et original !

Le design présenté ici est le nouveau « 2018 ». En effet les années précédentes le boitier était moins haut, mais plus large. La forme 2018 est plutôt sympa, car elle permet de venir se poser facilement à côté du simulateur sans trainer dans les pieds et prendre trop de place. C’est donc plutôt pas mal.

Ancien modèle

Sa conception 100% en aluminium lui apporte donc un aspect visuel sympa, mais également de bonnes propriétés de dissipation de la chaleur. Pour le coup, depuis maintenant les nombreux mois que nous l’utilisons, je n’ai même jamais entendu le moindre bruit de ventilateurs ou autres systèmes de refroidissement s’activer.

Le kit Augury Simulation est donc 100% silencieux et là encore c’est le genre de détails que l’on apprécie au quotidien !

Niveau connexion, rien de plus simple. Deux câbles assez imposants, car très bien isolés partent de l’arrière de la box pour venir se connecter à l’encodeur en plus de l’alimentation et le câble USB.

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